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Montréal, irrésumable…

Irrésumable, on s’accorde ce barbarisme qui tend vers le néologisme parce que rien n’exprime mieux cette ville que le métissage ou la créativité. Métissage des cultures, des arts, des architectures et j’en passe.

Montréal, c’est un pont permanent entre deux choses… à chaque coin de rue, on dégage un lien qui existe.

C’est la conquête de l’Ouest à grande échelle, la passerelle entre le Vieux Monde qui l’a faite naître, et le Nouveau Monde qui l’a faite grandir.

C’est le symbole des racines en portant une devise telle que « Je me souviens » et la volonté de grandir et de toucher le céleste grâce à ses gratte-ciels… « Je me souviens, que né sous le lys, je croîs sous la rose », est l’expression même de l’identité québécoise.

C’est le mélange des genres, une expression classique qui respire la nouveauté (on y trouve des bars à beurre, des festivals culturels impressionnants) et l’expression appropriée avec style, tous les coins de rue sont parsemés de grafs et de fresques gigantesques proclamant l’art et l’appropriation des cultures.

Montréal, nourrie par le commerce de la fourrure au 17e siècle n’a pas froid aux yeux. C’est une ville aussi tranchée que son climat. Il y fait aussi froid qu’il y fait chaud, aussi avant-gardiste que classique, aussi riche que pauvre… Elle est accessible à tous les genres, à toutes les volontés, à tous. C’est une cité où se côtoient consensualité et anti-conformisme. Elle aime prétendre aller au-delà des choses tout en montrant un abord consensuel dans ses rapports avec les autres et dans le respect des règles (il serait par exemple, invraisemblable, de traverser au feu rouge) pour autant, les parfums de la ville et tous ses aspects ne laissent aucun doute quand à l’acceptation tacite des mœurs de chacun.

Quelque chose de classique est permanent dans la cité, autant que trouver une alliance avec un renouveau. Comme si ces Canadiens, cousins, se réappropriaient en permanence leurs racines avec ce que leur offre la distance imposée par le temps et la géographie. C’est comme se retrouver de façon moderne dans tout ce qui est ancré. Comme cette devise « Je me souviens », accolée à toutes les plaques d’immatriculation parce que le Québec, ça veut dire circuler avec une appartenance revendiquée. Quelle qu’elle soit. Moderne, classique, chic, grunge, animale, américaine, européenne, franche, cordiale, intègre. Revendication outrancière qui devient la recherche d’une légitimité à l’identité qu’ils s’accordent.

Montréal, capitale du vieux monde dans le nouveau monde. Quoi de mieux qu’un néologisme pour emblématiser ce que dégage cette métropole ?

Olwen R.Mont-Royal

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2 réflexions au sujet de « Montréal, irrésumable… »

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