électro·musique

Fakear

À l’occasion de la sortie de son premier album, je vais parler un peu de Fakear. Un jeune Français prolifique et bien prometteur dans le domaine de l’électro. Prévu pour mars 2016, son album Animals est une petite douceur pour les oreilles.

Né à Caen de parents professeurs de musique, il suffit d’écouter quelques morceaux pour entendre et constater que la musique du jeune artiste est nourrie de nombreuses influences.

Il a appris le violon, le saxophone, la guitare et le piano (entre autres) avant de faire partie d’un groupe de ska au lycée. Le ska, genre étrange et un peu daté maintenant il faut bien le dire mais qui, vraisemblablement, donne ses premiers galons à de chouettes talents.

Inspirées et inspirantes, les vibrations électro de Fakear nous emmènent tour à tour en Inde, au Japon, à Bali etc. On voyage littéralement tant les inspirations sont parlantes et justes.

De son titre (mon coup de cœur) Darjeeling à Hinode, un rythme bien cadencé et des notes exotiques caressent nos oreilles pour nous emporter aux confins de l’Asie. Sa réputation grandit essentiellement grâce à La Lune Rousse qui envoie quand même du pâté avec une rythmique assez douce et des sons comme tout droit sortis de sous l’eau. Le tout caressé par la voix profonde et velouté de Deva Permal qu’on entend sur de délicats mantras qui portent à la relaxation quand Morning in Japan mêle habilement les sons cristallins des instruments japonais et une électro plus énergique.

Mais s’il semble que l’Asie soit la source d’inspiration la plus évidente du DJ, il s’est également essayé avec brio à des morceaux plus urbains tel que Hip Hop Homework dans lequel l’entrée au piano classique n’est qu’un avant-goût du son hip hop légèrement swing de ce qui suit.

Dans un registre complètement lounge, il maîtrise parfaitement l’équilibre entre le son hypnotique et le son qui balance (Venus), idéale pour chiller.

Riche de clins d’œils et de références au monde musical qui entoure Fakear, sa musique est un voyage permanent avec des détours et des contours asiatiques autant que parfaitement inspiré par un environnement urbain. Avec des titres évocateurs, on se prête facilement au jeu de l’imagination et chacun de ses morceaux raconte une petite histoire dans lesquelles les sons sont personnages, décors ou dialogues. Construits comme des contes, les Eps de Fakear sont des regards vers l’ailleurs.

Olwen R.

Fakear 2

Morning In Japan – 2013 EP

Dark Lands – 2013 EP

Sauvage – 2014 EP

Asakusa – 2015 EP

Animal – 2016

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