ethnique·folk·musique

Valerie June

Déjà un peu connue de la sphère musicale, on va parler de Valérie June aujourd’hui. Après quatre albums derrière elle et une jolie trentaine radieuse, ce pur produit du sud américain ne pourra que vous séduire.

D’une voix un peu traînante et haut perchée (un tantinet nasillarde quand même mais pas désagréable), elle fait des traditions musicales du Tennessee des airs tour à tour entraînants ou mélancoliques.

Chargée d’une énorme torsade de dreadlocks sur la tête, la chanteuse possède un charisme physique qui détonne avec celui de sa voix. À la voir, on imaginerait plutôt un filet grave et sensuel quand en fait, aigu et rythmé, elle propose tout le blues et la soul des traditions qui l’ont nourrie.

Valérie June, c’est une faille spatio-temporelle, c’est le mélange de ce que les champs de coton ont vu naître avec une modernité déconcertante dans la voix de l’artiste.

Simple et directe, la femme est brut de décoffrage. Elle avance et se donne les moyens d’aller là où elle veut aller, ce qui explique assez bien le titre de son dernier album de 2013 Pushin’Against A Stone.

À travers sa musique, elle partage ses traditions et beaucoup celles de ses ancêtres. Elle fait vivre tout l’héritage musical de la région qui l’a vue naître. Flagrant dans Give Me Water sur laquelle elle s’associe à John Forte. C’est bien là ce perpétuel lien entre hier et aujourd’hui, entre le blues et la soul.

Style du folk américain rustique, même le banjo (encore lui) qui se fait entendre par moment, se laisse écouter sans sourciller. Mais elle équilibre toujours l’ensemble avec des relents de jazz et des basses bien balancées.

Workin’ Woman Blues est par exemple une histoire à part entière, autant de la vie de la jeune artiste qu’un hommage musical aux fondements de la musique noire américaine avant d’électriser le tout sur You Can’t Be Told. Ou de le rendre délicat et vaporeux comme sur Somebody To Love, avec un violon qui chante et trois accords de banjo, sa voix nette et assurée soutenue par des chœurs légers est un petit trésor.

Valerie June, un petit ouragan authentique dans le paysage musical d’aujourd’hui. Elle chante les forces du Tennessee et la grâce des bateaux à aube du grand fleuve. Teinté de ses racines et de modernité, son univers s’inscrit dans un retour aux sources qui fait du bien aux oreilles, sans chichi, sans être surfait, sans prétention.

Et le petit plus : Raindance.

Olwen R.

The Way Of The Weeping Willow – 2006

Mountain Of Rose Quartz – 2008

Vaelrie June And The Tennessee Express – 2010

Pushin’ Against A Stone – 2013

Valerie June_2

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