électro·folk·indie pop

Broken Back, corsaire folk électro

Broken Back, c’est un mélange tout chouette de folk et d’électro et ça respire bon l’été. Et ça, ça tombe plutôt bien parce que le soleil a enfin décidé de pointer son nez et que cet artiste est absolument parfait pour tous ces petits moments légers qu’on surkiffe par 30 degrés. Juillet 2016 sera donc celui de la légèreté. (En tout cas musicale parce qu’on ne peut pas oublier que le monde continue d’être endeuillé).

  • Ma chanson coup de cœur : Young Souls
  • Le + + + que j’adore : sa musique est un soleil à elle toute seule.

Broken Back, nom étrange, mélange insolite : d’où vient-il ?

Alors lui, j’aurais tenu mon blog il y a 2 ans, je vous en aurais parlé direct quand je l’ai découvert. Mais bon, premièrement je n’avais pas encore trouvé la foi pour un blog et deuxièmement, les deux seules morceaux qu’on trouvait ne suffisaient pas non plus…

En vrai, il s’appelle Jérôme Fagnet et il a 26 ans. Son premier studio, c’est sa chambre. Avant de se lancer dans la musique, il était étudiant en école de commerce (l’EDHEC) et dans le même temps, il a quand monté deux boîtes dans le digital. C’est un entrepreneur, donc. Un de ceux qui aime les challenges et vraisemblablement, un de ceux qui va jusqu’au bout.

La musique, il a commencé ça quand il s’est déplacé une vertèbre et qu’il a été immobilisé plusieurs mois (Broken Back…malin !). Tubiste au conservatoire et de formation classique et jazz, il est passé d’un instrument relativement insolite à la composition et l’arrangement folk électro de ses morceaux.

La première chose que j’ai entendue de lui c’est sa reprise de Skinny Love . J’ai accroché parce qu’elle était fraîche et, à mon sens, plus proche de la version originale de Bon Iver (oui, oui, je vous assure, c’est pas une chanson de Birdy) que la version commerciale et mélodramatique de demoiselle anglaise. Même si, la déconstruction de la composition en vidéo faisait presque passer le tout pour quelque chose d’archi simpliste.

Folk Electro Indie,  un pari qui réussit :

« Le malheur est le père du bonheur de demain. »

A.Cohen.

C’est son mantra, son totem, son leitmotiv, la positive attitude avec laquelle il nous inonde en musique. Son truc, c’est d’étirer les petits moments de la vie en chanson. Chaque instant de bonheur devient 5 minutes de pep’s enjoué et ça fait quand même vachement de bien (surtout par les temps qui courent). Happiest Man On Earth , un véritable exemple de son partage de good vibes à tout va.

Je le classe dans l’électro parce que c’est ce qu’on apprécie dans la musique qu’il propose. Mais pour de vrai, il est folk (et pas qu’à cause de la guitare, hein) et tient à présenter son style comme de la folk électro indie (précisément dans cet ordre, attention). Sa base, sa composition et son interprétation sont des héritages concrets de la folk et d’artistes comme Cat Stevens, Leonard Cohen etc. quand il structure le tout avec des notes électro qui donnent un chouïa de profondeur et le smooth qu’on aime sentir nous bercer. Indie, bon bah ça… si tu enregistres tout, tout seul dans ta chambre… a priori… tu peux t’autoproclamer indie. Même si tu montes un partenariat avec Sony histoire d’être diffusé (ben oui… c’est quand même mieux pour se faire connaître, cela va de soi). Mais il a créé son label : Broken Back Inc., ce qui fait que tout est à lui et surtout qu’il reste le seul maître à bord. C’est important pour lui d’être autonome et indépendant pour aller là où il a envie d’aller. Et ça, évidemment ça nous plaît.

C’est aussi pour ça qu’il ne ferme jamais vraiment la porte à l’électro et pas non plus à la folk. Du coup, histoire de donner une autre dynamique sur scène, il s’accompagne d’un percussionniste (Sam) en concert, qui donne une autre allure à sa musique en live et qui est tout aussi entraînante qu’aux sons synthétiques : quand il reprend Riptide et qu’on adore l’aisance et l’acoustique du duo.

C’est un peu la petite bête qui monte. Jusque-là, il a prouvé qu’on pouvait passer d’un statut de musicien amateur à musicien professionnel juste en étant bon et en proposant un truc ultra positif. Le plaisir avant tout, c’est son seul mot d’ordre.

Complètement autodidacte du milieu, il a évolué un peu tout seul et s’est fait des featuring avec d’autres types talentueux comme Klingande sur Riva qui est pas mal non plus pour chiller dans son hamac…

Et en plus vous savez quoi ? Il est Breton. Un vrai, de Saint Malo. C’est pas une raison suffisante pour le kiffer ?

Olwen R.

Dear Misfortune, Mother Of Joy – 2014 (EP)

Son site : http://www.broken-back.com/

Et ça c’est la playliste Youtube qui va bien avec l’article : abonne-toi !

Broken Back_2

 

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