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Chinese Man, un label, un genre à lui tout seul

Cette semaine, je choisis Chinese Man. Ils sont déjà un peu connus, surtout par les adeptes de festivals mais en même temps pas trop et du coup c’est chouette de pouvoir en parler ici. Puis ça tombe bien, c’est l’arrivée de l’automne, là, cette semaine. Tout le monde a remarqué, hein… et Chinese Man, c’est l’occasion de mettre de la bonne humeur et du bon son dans ses oreilles. On dit Voui !

  • Ma chanson coup de cœur : Washington Square et Get Up !
  • Le +++ que j’adore : une indépendance artistique qui ouvre sur plein de styles.

Chinese Man, plus qu’un collectif : un label

Chinese Man, c’est trois Français. Trois types originaires de Marseille-Aix-En-Provence. Ils sont jeunes (en tout cas y a 10 ans quand ils ont commencé !) et c’est un trio qui détonne. Zé Matéo, High Ku, SLY (beatmaker) commencent à décoller (un peu).

Ca compose, ça écrit, ça vivote, ça donne vie à un genre, un univers entier. Et puis le trio voit graviter d’autres talents autour de lui. Des rencontres au fil du temps ou au gré des projets musicaux. On reconnaît donc régulièrement voire souvent la patte de Léo Le Bug, Skoob Le Roi ou Le Yan mais aussi des artistes comme Tumi, rappeur sud-africain ou Taiwan MC, un autre rappeur (pas sud-africain).

Un groupe parfaitement accordé qui use des platines avec frénésie mais surtout avec talent. Ils commencent à sévir en 2004, à l’heure d’un renouveau musical qui peine quand même à germer. Tristesse. Leur premier vrai titre officiel, c’est Pandi Groove en 2005. Moi, j’trouve que rien que le titre sonne bien. Le clip est complètement absurde mais on trouve dans cette musique toutes les sonorités qui marqueront le groupe. C’est un mix, littéralement, de rap, reggae, funk, dub et jazz. A vrai dire, c’est exactement tout ce que je n’écoute JAMAIS. Mais j’sais pas pourquoi, ici, ça prend pas mal. Bref… ce titre a beau être bien caractérisé, il ne marque personne.

Non, ce qui va tout lancer, ce sont deux contrats signés avec des marques pour des publicités dont l’une n’est autre que Mercedes-Benz et qui va utiliser I’ve Got That Tune qui entre dans les Best et les incontournables de l’électro-swing. Si le nom de Chinese Man ne te disait pas grand-chose, c’est presque sûr que maintenant, ça te revient comme un boomerang.

Et du coup, c’est grâce au cachet de ce contrat que la petite bande a pu faire pousser son label (qui sera le seul, l’unique avec lequel ils produiront (eux-mêmes et leurs talentueux copains)) : Chinese Man Record. Ils sont populaires, ils s’engagent artistiquement. Leur désir : rester libres et indépendants. Parfait.

Leur premier album The Bootleg Sessions est brut et bien construit mais ne ressemble pas encore à ce qui va faire leur réussite. En 2007, ils prennent le parti du groove. C’est d’ailleurs la trame de plusieurs de leurs albums : The Groove Sessions. On trouve aussi The Groove Sessions, vol.2 (2009) et The Groove Session, vol.3 (2014). Ils se lancent.

Chinese Man, inclassable et presque marginal

Ils se produisent de festival en festival et font quelques tournées qui restent relativement discrets mais qui leur donne leur visibilité auprès du bon public (comprenez : essentiellement les habitués des festivals). De nature curieuse, le collectif Chinese Man joue sur plusieurs registres. Toujours bien, souvent excellent, presque systématiquement groovy.

Ils produisent leurs albums nourris de featuring avec leurs petits satellites comme Taiwan MC : Better That Way .

Ils produisent aussi ces mêmes petits satellites de façon indépendante et là on kiffe les trips de Leo Le Bug sur Le Pudding ou ses mix plus métissés comme Incas In The Air et dans un genre moins funky et plus « brut », LeYan et KokoShake qui se rapproche plus du hip hop et du rap originaux des 90’s.

Mais c’est pas tout ! Virtuoses des platines, Chinese Man remixe également et s’inscrit dans un genre qui leur colle à la peau avec par exemple Day By Day de Femi Kuti , l’original ici : Day By Day.

Plus que de Chine et au-delà de Miss Chang, Chinese Man est un label qui se nourrit des multiples talents qu’il recrute au gré des rencontres et des voyages. Ils vont essentiellement chercher l’inspiration et les sonorités de l’Asie voire l’Afrique par moment. Ca en fait un OVNI musical, surtout quand on regarde le paysage français à ce niveau-là et on espère bien qu’ils vont rester aussi funky que leurs titres, aussi variés que leurs sons et leurs inspirations et surtout garder l’authenticité qui les caractérise. Naturels et spontanés, on pourrait définir les membres de Chinese Man de zigotos libres et enthousiastes. De tout, tout le temps. Ils communiquent un plaisir de vivre et on kiffe.

Olwen R.

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The Bootleg Sessions – 2005

The Groove Sessions – 2007

The Groove Sessions, vol.2 – 2009

Racing With The Sun – 2011

The Groove Sessions, vol.3 – 2014

Sho Bro – 2015

The Journey – 2015

 

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