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Les reprises qu’on n’aurait jamais dû faire… Et celles qui font du bien

Si tu aimes la musique, tu écoutes toujours plein de trucs et souvent dans des styles différents voire de toutes les époques. Ca donne un avantage, parfois tu connais des trucs extra avant tout le monde, parfois même, tu sais quand quelqu’un reprend une chanson et en fait une daube. Mais l’inverse est vrai aussi : parfois y en a qui te remettent une chanson sans personnalité dans les oreilles et tu l’adores.

Les reprises qui tuent littéralement

Skinny Love

À la première place des reprises pas forcément dégueulasses mais complètement insipides, j’ai choisi Skinny Love. Ouais, comme j’te l’dis : ce n’est pas de Birdy.

À l’origine, c’est un truc hyper doux et qui a du caractère : celui de Bon Iver. Une chanson qui n’est ni larmoyante ni fragile (l’inverse de la mini chose Birdy) mais qui, au contraire, sent la fêlure et la dureté, la tendresse et un peu de brutalité.

Ca fait que tu connais ça : Birdy alors qu’en vrai, c’est ça : Bon Iver.

C’est pas la même, hein ?

I Will Always Love You

Alors là, c’est un peu plus compliqué parce qu’en vrai, je n’en aime aucune des deux vraiment. Au départ, c’est Dolly Parton en 1974 qui la chante. Du coup, c’est forcément vachement country et… bon…mea culpa mais vraiment, j’accroche pas avec ce style. Par contre, la chanson avait du caractère. Alors forcément, la version de Withney Houston en 1992 est, à côté, particulièrement fadasse même si faut bien reconnaître que question caractère dans la voix, la regrettée Whithney se posait là. Mais elle faisait de la variétoche et du coup, la chanson perd grandement au change. B.O. de film et tout le toutim, star interplanétaire et blablabla, on oublie même de rendre à César ce qui appartient à César et on zappe que c’est une chanson qui a 20 ans de plus que la version qu’on entend TOUT LE TEMPS (bordel). Et si t’as envie de chanter le saxo dégueulasse sur la version de Dolly Parton, c’est que tu es tombé dans le piège du commercial. Bim ! 

Ca fait qu’on connaît plus ça : Whitney Houston que ça : Dolly Parton.

To Love Somebody

La chanson improbable de mon article… oui, ce n’est pas la chanson la plus populaire, ni l’originale ni dans les reprises. MAIS elle mérite sa place ici selon moi parce que d’une, elle est vraiment très chouette et qu’en plus la vraie To Love Somebody écrite en 1967 par les Bee Gees a le mérite de parler de ce groupe (quand même mythique) pour autre chose que Saturday Night Fever. Oui… hein… Alors elle a pas mal été reprise finalement mais là, je la mets en opposition avec celle de Mickaël Bublé qui est particulièrement sirupeuse et fade même si, la reprise de la grande Nina Simone est à saluer.

Mickael Bublé contre Bee Gees mais que si tu kiffes la chanson, écoute aussi cette version : Nina Simone.

Les reprises qui tuent sa race

Force est quand même de constater que, parfois, les grands de ce monde ne font pas toujours les choix les plus parfaits pour leurs propres chansons.

Hallelujah

Du coup, j’admire Léonard Cohen pour ses textes et sa personnalité, ses premiers tubes des années 60, mais je dois avouer que les années 80 et ce qui suit sont loin d’être ce que je préfère. Pas de bol, Hallelujah tombe pile à ce moment-là : 1984. C’est un truc plein d’années 80 et plein de synthé et tout ce que je déteste (rien que ça) alors que… John Cale est passé par là en 1992 et a pondu un machin tout en simplicité qui colle des frissons. (en tout cas qui collait avant de l’avoir trop entendue). Faut tout de même noter que la version de John Cale est légèrement modifiée dans les textes et que c’est cette version que Jeff Buckley a repris. Et ouais ! Il n’avait rien inventé DU TOUT là-dessus.

Mais bon… Parmi la grosse centaine de versions qui existent, je crois que toutes s’inspirent plus de John Cale que de Léonard Cohen et ça fait qu’on se goure et qu’elle ne lui appartient plus dans la culture collective. Pas plus que celle de John Cale qu’on attribue à Jeff Buckley parce qu’elle a fait un carton. Bref.

Hallelujah, c’est quand même pas mal comme ça : John Cale voire plus facile d’accès que comme ça : Leonard Cohen.

Sexual Healing

Pour celle-ci, l’originale sent tellement le style sirupeux synthétique des 70’s qu’il était obligé que je trouve n’importe quelle autre version plus accessible pour mes oreilles.Du coup j’ai fait le tour de quelques unes des innombrables versions existantes et je ne vais rien partager de nouveau parce que c’est celle de l’indétrônable Ben Harper que je choisis ! Il a réussi à faire un truc qui soit complètement du Ben Harper et dans lequel on entend quand même Marvin Gaye. Mais personnellement, là où Marvin Gaye me donne plus envie de faire nawak sur la piste de danse, Ben Harper me plante, lui, le décor d’un vrai moment à deux. Une version feutrée et intimiste.

Marvin Gaye pour la fin de soirée ton mariage ou Ben Harper pour un moment amoureux ? (désolée pour la qualité du son, mais pas trouvé mieux qui ne soit pas live).

Umbrella

Alors là, je ne l’aurais pas cru mais je vais taper le nom de Rihanna sur ce blog, et même plus, parler d’une de ses chansons : damn ! Umbrella… mais en fait, juste parce que j’avais grave apprécié la version de The Baseballs qui ne fait finalement que montrer que les daubes industrielles qu’on nous vend aujourd’hui (mais qui peuvent être agréables, hein) ne font que répondre à des mécanismes vieux comme le monde et que The Baseballs a très bien su se réapproprier de la variété d’aujourd’hui pour en faire de la variété d’il y a 60 ans… mais comme si on y était ! Et c’est rafraîchissant parce qu’après, on écoute Rihanna autrement. Pas vous ?

Les années 2000 avec Rihanna contre les années 50 avec The Baseballs et son air de vieux Beatles.

A Little Help From My Friends

Pour celle-ci, ça me brise presque le cœur de le reconnaître parce que j’adooooore les Beatles… mais vraiment, Joe Cocker a fait de cette chanson un mythe. Et pas seulement parce qu’il l’a chantée à Woodstock, mais parce qu’il en a fait quelque chose de beaucoup plus investi et de moins neutre. La grande production des Beatles a cet effet que certaines de leurs très bonnes compositions ne sont pas ce qu’elles auraient pu être. Avec cette version de A Little Help Of My Friends, j’entends tout l’attachement et toute la détresse des relations amicales, ce que je ne perçois pas avec la version toute lisse des Beatles. Et d’ailleurs, qui se souvient que cette chanson est la propriété des Beatles ?

Pour le classique dont on ne se souvient pas : les Beatles versus le classique dont on se souvient vraiment : Joe Cocker.

Olwen R.

Toute la playlist Youtube ici !

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