humeur

Trump, pourquoi c’était prévisible…

Oh ce coup de massue au réveil ! Je ne sais pas vous mais perso, ça m’a quand même fait bizarre de lire cette cataclysmique confirmation : « Trump gagne les élections ». Tout était dit. En revanche, c’est loin d’être une surprise et je vais te dire pourquoi, selon moi.

Michael Moore, qu’on peut contester sur des points mais qui ne dit quand même pas que des conneries, l’avait affirmé ! Dans sa tribune de juillet, à l’heure où experts, spécialistes et « intellectuels » se voulaient objectifs et rassurants, il avait écrit pourquoi Trump gagnerait. Ça m’avait fait froid dans le dos, mais ça m’avait surtout fait comprendre que oui… il gagnerait probablement. Et, soit dit en passant, même les Simpsons avaient anticipé l’abyssale bêtise humaine (LOL).

Ce jour triste de l’histoire (je garde un petit « h » parce qu’il ne faut pas pousser) sera très vite oublié au profit des conséquences pour le pognon des uns et le pognon des autres, mais pas le tien. Le tien on s’en fout, il sert seulement à alimenter ce système qui nous a posé Donald là, et qui nous l’impose désormais pour minimum 4 ans.

Et je suis en colère parce que les médias s’insurgent et prétendent que c’est une « surprise » ???? Allons… c’est tout sauf une surprise les gars. Toutes les billes sont en place depuis un bail pour que ce simulacre d’élection finisse par arriver. Les Amerloques sont capables de tout. C’est leur credo : tout est possible chez eux. Ils ont donc osé.

Le discrédit des politiques

Ce n’est pas une surprise pour une évidence : tous les politiciens qui se sont évertués à savonner la piste avant l’entrée en scène de ce clown redouté. Oui, oui… je vous le dis. Evidemment, à force de ne tenir aucune promesse électorale et, en plus, de n’avoir aucune considération pour le peuple qu’ils gouvernent (sans oublier l’immanquable sens des réalités dont ils font preuve (si, si les pains au chocolat à 15 centimes etc.)), les politiciens sabotent eux-mêmes leurs propres chances de pouvoir. Alors… je ne comprends pas bien dans quelle mesure c’est réfléchi parce que c’est quand même très très très con de penser que le « peuple » n’en aura pas marre un jour… mystère…

Mais bref… plus aucune confiance en la classe politique, qu’elle soit d’ici ou d’ailleurs. De là à dire que le pouvoir corrompt… il n’y a qu’un pas, que je ne franchirai pas là. Mais les faits sont là. Entre les histoires judiciaires (dont les jugements restent mystérieusement obscurs) et les paroles non tenues, le fait est que, ouvertement, la classe politique se fout de nous depuis des lustres (1 lustre = 5 ans, je te laisse compter combien de lustres). Du coup, facile pour Trump. Premier argument : il changera les choses parce qu’il n’est pas du système. BIM ! Évident. Sauf que bon… le système, parlons-en.

trumpbclinton

American Dream, une histoire de pognon

Le fric est la base de tout rapport et de tout objectif. Tu as des sous, tu obtiens. Tout se monnaye. Ça s’appelle le capitalisme libéral. Ils en sont pro. C’est fait. Homme d’affaire richissime, Donald Trump a payé les bonnes personnes, les bonnes campagnes : il est président.

L’Amérique est le pays de tous les possibles. À partir du moment où tu as l’argent et que tu payes, tu obtiens ce que tu veux. La victoire de Trump n’en est que l’illustration et c’est loin d’être une surprise. Il avait le carnet d’adresses, de gens tous aussi intéressés par les mêmes choses que lui : le fric et le pouvoir. Même pas besoin de taper sur Clinton, elle (et son mari avant elle) a tellement merdouillé toute seule qu’elle lui a ouvert un boulevard.

Belle démonstration du système capitaliste (duquel, notre modèle s’alimente de plus en plus (pour rappel)).

Mais ce n’est pas ce que les gens vont retenir. Pourquoi ? Parce qu’on va les abreuver d’autres facteurs dont ils ne pourront pas se défaire.

L’abrutissement des masses

L’élection participe d’un phénomène qui fait ses preuves depuis des décennies déjà : l’abrutissement des masses. Ben oui… enlevez la culture, la curiosité et la possibilité d’une éducation de qualité, vous obtenez l’abrutissement. Pour manipuler quelqu’un, il suffit de lui enlever son sens critique. C’est le travail des médias (ils sont de masse, on a vraiment du bol) aidés par le marketing. Et le truc formidable c’est qu’il n’y a plus que la télé… nan… les journaux, le Web, la publicité, Facebook… tout ça converge vers le façonnage d’un moule intellectuel et social dans lequel la population s’engouffre. Comment ? Par manque de recul et de sens critique parce que les programmes de ces médias anesthésient sous couvert de divertissement. Pourquoi ? Parce que le sens critique ne fait plus partie de ce qu’on apprend, que les voix alternatives ne bénéficient pas de médiatisation et, surtout, ces médias sont faciles d’accès.

Le climat est donc installé, le rôle des politiciens se résume à appuyer sur les bons leviers : la haine, la colère, faire croire à l’espoir d’une vie meilleure. Voilà. On a toutes les clefs et c’est exactement ce que Trump a fait, il a appuyé sur certains de ces leviers mis en place sur les deux dernières décennies.

  • Il a fait croire que le problème venait des autres. Donc, que le problème vient de ton voisin.
  • Il a fait croire qu’il changerait les choses parce qu’il n’est pas du système : mais le système c’est le pognon et il en regorge.
  • Il a fait croire que tu si tu n’as pas d’argent, c’est parce que la politique de son prédécesseur te l’a pris.

Parce que je ne suis pas journaliste et que je n’ai pas les sources, je ne parle pas de son racisme primaire, de sa misogynie assumée ou encore de sa vulgarité. Pas besoin non plus de l’attaquer sur son physique ou sur sa gestuelle pour dire que ce type n’a rien à dire de nouveau et rien à dire de pertinent. Il a convaincu en s’appuyant sur le manque de sens critique des votants.

Exceptée Marine Le Pen, nos gouvernants et nos médias se disent atterrés par la nouvelle du jour. Pourtant, c’est quand même bien eux qui ne se prémunissent pas de la domination américaine d’une part, et qui nous moule dans le même système d’autre part. À force de discréditer leurs fonctions, les politiciens ouvrent grand la porte à l’alternative Trump. Chez nous, c’est Le Pen. Ne le nie pas, elle est planquée pas loin, tapie et pas du tout dans l’ombre.

Alors, est-ce que ce qui vient de se passer ne te rappelle rien ? T’as pas l’impression qu’on a les mêmes à la maison et le même décor (propagande anti-migrants, crise économique en toile de fond (chômage), éducation au rabais, des politiciens corrompus…) ? Si tu ne t’en rends pas compte, c’est que ton sens critique est déjà bien entamé et je ne saurais que trop te conseiller de t’alarmer. Nos élections sont dans 6 mois et on a tout le loisir d’observer ce que la crétinerie de l’arrivisme et les enjeux du pouvoir font de mieux : des querelles superflues entre politiciens avec un vainqueur qu’on regrettera. Et imagine… nous,  on a des électeurs capables de végéter 35h devant Hanouna… tu flippes ou pas ?

Olwen R.

Advertisements

2 réflexions au sujet de « Trump, pourquoi c’était prévisible… »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s