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Dispatch

Cette semaine, My Little Univers voit le retour du billet musical. Pas d’occasion particulière, juste le temps d’avoir fait quelques trouvailles. Alors pour le plaisir de se sortir d’une présidentielle rocambolesque, découvre le groupe Dispatch, du petit rock tour à tour folk, ‘n roll voire limite reggae parfois.

  • La chanson coup de cœur : Curse + Crush
  • Le +++ qu’on adore : y a de tout, pour tous les genres, tous les jours, toutes les humeurs.

Dispatch, des vieux de la vieille

Il y a Brad Corrigan, Pete Heimbold et Chad Urmston. Les mêmes depuis 20 ans, c’est pas rien, hein… C’est l’histoire d’un groupe de lycée qui a réussi à faire un peu mieux que les autre groupes de lycée finalement. Mais pas tout de suite quand même hein… Je dirais même qu’entre 1996 et 2012, y avait même pas forcément de quoi dire.

En se baladant tranquillou sur le même genre (rock de garage sympatico-pépère), ils se font une petite notoriété et presque inévitablement, des tensions naissent au sein du trio, ce qui conduit au « break » en 2005. Ils en profitent pour faire chacun leur route. L’un sera même un membre important de State Radio (ce qui s’entend vachement finalement et conduit donc à penser que la signature du groupe est Chad Urmston) mais les deux autres rameront nettement plus pour se faire un nom.

Bref… tout ça pour dire que des retrouvailles ont lieu en 2007, ce qui donne des gros bœufs réguliers et la reformation du groupe en 2010. Et là, c’est plus intéressant de les écouter (à mon sens).

Les albums Circles Around The Sun (2012) et America, Location 12 (2017) sont plus marqués par différentes influences, plus homogènes aussi et plus matures. Ils s’amusent avec les genres : Not Messin par exemple flirte avec le rap quand on y trouve aussi plus de titres calmes comme Josaphine.

Enfin, America, Location 12 qui sort cette année est celui que je trouve le plus intéressant. Il est travaillé et riche de rythmes et de sonorités. Entre Skin The Rabbit qui pose son ton décalé sur un rock un peu plus dur que d’habitude et Curse + Crush qui enveloppe simplement de douceur, Dispatch réussit une petite conquête en s’extirpant d’un genre de fond de garage qui devient plus subtil.

Dispatch, melting-pot d’influences

Comme déjà dit, ils débutent dans le milieu des années 90. Premier album Silent Steeples en 1996. Rien d’extraordinaire, c’est du rock comme on en trouve à la pelle à cette période. Simple et efficace, sans grande musicalité. Un petit intérêt tout de même pour Past The Falls qui a de très nets relents indiens et qui voit donc un début d’éclectisme musical intéressant.

L’année suivante, 1997, est celle d’un détour par des tons plus reggae. À la cool, quoi… Bang bang est particulièrement attachante avec des petits sons smooth et roots. C’est un peu de la même trempe que tous les groupes de Ska que tu as vu fleurir (comme moi) au lycée et qui touche parfois à ce bon vieux rock californien digne de la période pubère.

Ça fait donc une musique toute pleine de simplicité et de sonorités roots. Ils se baladent entre acoustique et électrique, reggae et rock indé, s’essayent à des relents de rap et des touches de nostalgie.

Mais autrement que pour son authenticité et ses influences sympatoches,ont peut aussi parler de Dispatch comme d’un groupe engagé. Chad Urmston pour le Zimbabwe avec Elias Fund ou Corrigan avec The Relief Project. En tant que groupe ensuite, The Dispatch Foundation née en 2007 et à but non lucratif qui vise à améliorer les écoles d’Amérique du Nord et d’Europe.

Alors ils sont pas cools ces vieux lycéens ? Ils ont beau être à la limite de la justesse par moment, voire franchement un peu faux, je les trouve plutôt agréables et entraînants. Et on n’en demande pas beaucoup plus par les temps qui courent, hein.e Les bons rocks se font rares alors si ça s’écoute…

1996 – Silent Steeples

1997 – Bang Bang

1999 – Four-Day Trials

2000 – Who Are We Living For ?

2012 – Circles Around The Sun

2017 – America, Location 12

Olwen R.

Dispatch allen ralph main
Dispatch @Allen Ralph Main
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