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Tom Rosenthal, un folk cyclothymique

C’est déjà juillet… et comme toute la météo de 2016, ça craint : il fait moche, vraiment très moche. Alors, vu qu’on ne sait pas sur quel pied danser, j’ai choisi de parler de Tom Rosenthal, un petit British qui fait du folk parfois doux, souvent pop ou pétillant. Ouais, météo vacillante, musique changeante, donc. À la limite, limite de la schizophrénie ! (mais à écouter sans modération, cela va de soi).

  • Ma chanson coup de cœur : Go Solo
  • Le plus plus plus que j’adore : Y a pas d’humeur et pas de moment pour l’écouter !

Folk aux mille facettes

Tom Rosenthal, c’est un type dont on n’entend pas parler mais qui est pourtant vachement présent quand même. (Faut pas le confondre avec l’acteur, hein !) En vrai, il a déjà 5 albums à son actif. Hyper prolifique, il alimente régulièrement ses chaînes avec ses nombreux morceaux qui se différencient bien les uns des autres. C’est un peu un Milka folk voire pop folk en fait. Les rythmes, les mélodies, les ambiances et les sujets changent tout le temps (et c’est vachement bien).

C’est un artiste de son temps, genre on pourrait tout savoir de lui mais en fait on n’en sait pas grand-chose. Il se sert de son quotidien pour écrire, pour filmer (et ça donne lieu à des clips parfois très étrange comme Asleep On A Train : zéro intérêt mais c’est tellement absurde que c’est marrant (et où on plaint un peu ce pauvre garçon quand même). Tom, il faut l’écouter comme un journal intime. C’est le gars, capable de vivre vraiment sa vie et de la partager de manière ludique. Émerveillé, nostalgique ou joyeux, chaque état d’âme trouve sa place dans ses albums, avec douceur, poésie et fantaisie. C’est une alliance pas si simple, mais il prouve un vrai talent de conteur avec un sens de l’humour so british (en fait). Exemple avec Watermelon qui présente quand même une pastèque qui chante. Qui fait ça ? Lui. Loufoque et fantaisiste, il ouvre les portes d’un univers exprimé avec bienveillance et dérision.

Parfois absurde, souvent poétique, son univers est toujours rafraîchissant. Capable d’être fasciné par un truc insignifiant du quotidien, il le décrit de toute façon lui-même avec ces termes-là, c’est un type qui « écrit des trucs, joue des trucs et filme des trucs ». Si tu lui demandes, il dira que « Tom, c’est un type qui écrit des chansons ». Vrai, certainement pas faux, ses titres sont comme des comptines qui racontent la vie.

Folk tendre et réaliste

Mais il n’est pas que loufoque. Il n’est pas que le Mr Bean de la musique anglaise. Il sait aussi se servir de sa perception du monde qui l’entoure pour partager de la tendresse et comme une sorte d’interrogation sur le monde. Alors bon, il est sûrement vachement moins engagé qu’Anohni, hein… évidemment. Mais ça n’empêche pas de s’arrêter sur les instants poétiques qu’il partage. Capable de transcender Blue (oui, oui, le truc insupportable et hyper entêtant d’Eiffel 65) , on devine un regard malin voire malicieux sur la vie. Et ça, ça permet d’avoir de la poésie pas spécialement gnangnan et surtout : elle reste pétillante : Soon Soon même s’il est capable de mélodrame : Bootylicious , mais ça lui va bien aussi donc on lui pardonne !

Artiste de son temps, c’est d’abord sur les réseaux sociaux qu’il sévit en publiant à la fois (et beaucoup) sur sa chaîne Youtube, son Twitter, son Facebook, son site, son autre site etc. C’est comme ça qu’on sait que son album Bolu suit le regard qu’il porte sur sa fille qui grandit, sa joie, son émerveillement, sa trouille aussi… (il était contre le Brexit aussi par exemple). Bref, autant de questions qu’on se pose tous (enfin, j’espère !) et on apprend à se régaler de petits rien, de trouver du nouveau dans l’imperceptible, à voir le monde autrement et puis à considérer ces petites choses du quotidien qu’on ne voit plus. Et si lui peut écrire toute une chanson sur les trous de chaussette et s’en réjouir, s’il peut trouver du sens à regarder 3 types à la ramasse dans le métro etc., pourquoi nous, on ne pourrait pas le faire au quotidien ?

Tom Rosenthal leur accorde un moment bien particulier, avec l’importance qu’il méritent (à ces petits trucs). Ce n’est jamais grand-chose, c’est toujours à prendre ou à laisser, mais c’est vraiment la vie, quoi.

Olwen R.

Et là, c’est la playlist Youtube qui va bien avec l’article : abonne-toi !

Son site : http://tomrosenthal.co.uk/

Keep A Private Room Behind The Shop – 2011

Who’s That In The Frog ? – 2013

Bolu – 2015

Extended Plays

The Pleasant Trees, vol.1, vol.2, vol.3 – 2014, 2015, 2016

Tom Rosenthal_2

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