fête·humeur

Noël et son lot de « ça me gonfle »

Ce weekend c’est Noël. Je pense que ça n’aura échappé à personne. De confession chrétienne ou non, hein. 2016 s’est montrée bien morose (même si quand même un peu moins que 2015) et My Little Univers en a juste ras le bol d’entendre « les fêtes, ça me gonfle ». C’est pas comme ça qu’on se rend heureux.

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Marketing de Noël

Je suis la première à dire que ce qui pue le marketing et les obligations sociales est franchement lassant et gonflant. Et c’est vrai… Avec ces deux petites merdes qui poussent au consumérisme, on a vite fait de se sentir obligés de faire des trucs. Et on le sait tous, Noël et Nouvel An sont les deux best en matière de pompage de fric et donc de profit pour ceux qui vendent.

Mais au-delà de ça, toi qui répète que « ça te gonfle » et que tu n’aimes pas entrer dans ce petit manège, est-ce que ça ne te dirait pas de te poser deux minutes et observer qu’en dehors du principe de consommation, ce sont des moments aux symboliques porteuses de choses positives ? (sans parler des religion, hein… on cause juste de partage et de convivialité).

            Je comprends parfaitement la lassitude de la course aux cadeaux (mais là, internet est ton ami si tu as la flemme de crapahuter dans les foules), de voir ton porte-monnaie se vider à vue d’œil (même si les cadeaux ne sont pas une obligation DU TOUT). Je comprends aussi la contrainte de prendre quelques jours, de partir, de mettre les pieds dans une routine que tu vis chaque année. Voir les mêmes têtes, manger les mêmes choses, entendre les mêmes choses. Oui, je t’assure. Je comprends. On le vit tous, on n’aime pas tous. Mais on peut aussi y voir autre chose.

            Je n’arrive pas à me lasser de Noël. Parce que cette période qui te gonfle pour toutes ces « obligations » de réunion forcée (en famille, entre amis etc.) sous couvert de partage et de bons moments, tu les noircis avec tes pensées négatives. Si vraiment ça te gonfle, tu vas jusqu’au bout et tu restes seul. Si, par contre, tu joues le jeu des gens que tu aimes et que tu passes ces moments avec eux, tu ne la ramènes pas et tu en profites. Il me semble que c’est ce qu’il y a de plus important à leurs yeux. Garder à l’esprit que Noël c’est un temps donné pour être ouvert, pour penser à l’autre, aux autres. Tu as le reste de l’année pour être égoïste. Le monde va suffisamment mal pour que les quelques moments de répit ne soient pas savourés. Même si, on a vu lundi 19 décembre que la terreur frappe n’importe où, n’importe quand.

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Les Noël du passé

On en a tous fêté des Noël : plus ou moins foireux, plus ou moins foirés. Y a pas à dire… mes 31 derniers Noël m’ont appris une seule chose : tout est question de bonne volonté. Si tu n’en as pas, effectivement tu ne profiteras de rien et en plus, tu pomperas l’air de tout le monde. Ta famille en étant avec eux alors que tu ne veux pas, et tous ceux qui te côtoient parce que tu te montres rabat-joie à l’approche de ces moments-là.

            Dans le genre pas glop, il m’est arrivé de débouler en Bretagne et de fêter un Noël sans sapin, par exemple. Ou encore d’être au milieu de portes qui claquent. C’est aussi souvent l’occasion de faire des reproches à moitié couverts (ou pas tant que ça), d’épancher un peu son amertume sur un sujet ou un autre. Je sais vraiment ce qu’est un Noël foiré, ou pire : solitaire. C’est pire pour moi parce que je persiste à voir dans ces fêtes, la bonne humeur et les choses simples à partager. Et partager tout seul, c’est chaud quand même. Et pas drôle du tout, accessoirement.

            Il fût un temps où Noël, c’était un réveillon en tout petit comité et un 25 avec 15 personnes autour de la table. Des rigolades, des grandes discussions, des jeux, des chocolats, des oranges et des bougies. Des rires, du partage et de la chaleur. Mais ça, c’était comme dans les films, c’était avant… Entre temps, les ravages de la rancœur et des deuils ont fait leur taf. Maintenant, Noël, c’est loin de ceux qui ne veulent pas le fêter. Ou c’est loin tout court en fait. Alors bon… on retrousse ses manches et on va chercher la joyeuseté où elle se trouve ! Parce que finalement, heureusement que je connais les Noël comme dans les films, ça me laisse tout le loisir d’en revivre. Ailleurs.

           Du coup je prends le parti de laisser l’aigreur où elle est (loin, très loin de moi) et de profiter de ce que je trouve sur mon chemin. Et parce que tu n’es jamais tout seul à avoir une famille qui pue l’angoisse au moment des fêtes ou parce que tu n’es sûrement pas tout seul à être désabusé, tu trouveras toujours quelqu’un ou quelques-uns avec qui partager ce moment. Ou ne rien partager si le cœur t’en dit, tant que ne le cries pas à tue-tête pour décourager ceux qui aiment.

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Les Noël du présent

Parce que plus que s’offrir des cadeaux onéreux et manger jusqu’à s’exploser la panse, Noël c’est l’envie d’être ensemble. La mauvaise foi dira qu’on peut le faire toute l’année, ça. Et c’est complètement vrai. Mais qui le fait ? Quel autre moment de l’année réunit aussi facilement tout le monde sans qu’il y ait de convention sociale ? Aucun. Du coup, autant profiter du 25 pour le faire, non ? C’est toujours la possibilité de prendre du positif là où il y en a encore un peu, ensemble. Et si tu ne veux pas, personne ne t’en voudra, évidemment, mais tu rates un moment de partage.

Du blanc, du rouge, du vert et du doré. Des films et des chansons, des goûters, des cadeaux (peut-être) et des gens à aimer. Amis, famille, au Secours Populaire, où tu veux. Noël tu peux en faire ce que tu veux tant que tu gardes à l’esprit que c’est un moment de partage. L’idée n’est pas de rentrer dans le moule (même s’il est quand même sympatoche)  mais de profiter d’une occasion pour partager un peu de soi, de pain, de rire, de mots, de vie etc.

            Ce serait tellement plus simple si chacun prenait conscience que l’important c’est d’y mettre du sien pour être bien. Il n’est peut-être pas tant question de fêter Noël pour Noël mais de le fêter parce que c’est encore un des seuls moments que l’année laisse comme occasion conventionnelle d’être avec ceux qu’on aime. Ou ceux qui t’aiment… parce que bon… si toi tu t’en fous, pense à ceux pour qui ça compte (peut-être..).

            Et si tu as déjà la flemme de Noël, tu as déjà sûrement aussi la flemme du Nouvel An ! On en parle ?

Santa Baby

Olwen R.

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